Une équipe passionnée et hétéroclite

Le centre de sauvegarde fonctionne au quotidien sous la responsabilité du responsable capacitaire Didier MASCI, bénévole à plein temps.

L’équipe salariée est composée de deux soigneuses dont une capacitaire, d’un responsable de l’entretien et des infrastructures ainsi que d’un chargé de développement. Le centre accueille également tout au long de l’année des volontaires en service civique pour des missions allant de 6 à 12 mois. Des stagiaires viennent ponctuellement renforcer cette équipe, soit dans le cadre de leurs études, soit dans le cadre de projets de reconversion professionnelle. Enfin, l’association accueille plusieurs personnes condamnées à effectuer des travaux d’intérêt général (TIG) qui viennent eux aussi prêter main forte à notre équipe.
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Les bénévoles, indispensables à la réussite de notre action

heures de bénévolat en 2019

Cela équivaut au volume horaire de plus de 9 salariés à temps plein ! Sans la présence, le dévouement et l’assiduité de ses bénévoles, le centre de soins ne pourrait pas prendre en charge tous les animaux qu’il accueille. Qu’ils soient bénévoles en soins, pour l’entretien du site et des infrastructures, rapatrieurs d’animaux ou bénévoles sur des tâches administratives sans oublier les membres du Conseil d’administration, ils sont indispensables à la réussite de l’action que mène l’association.
Cliquez ici si vous souhaitez en savoir plus sur le bénévolat à Volée de piafs.

Témoignages

Zoom sur nos responsables bénévoles Estelle et Céline ​
  • Comment et quand avez-vous pris connaissance de l’association ?

Estelle : J’ai rencontré Didier il y a plus de 15 ans. Il cherchait des personnes pour le suivre dans la création d’un centre de soins indépendant. Il faut croire qu’il a été persuasif puisque 12 ans plus tard, je le soutiens toujours !

Céline : J’ai connu l’association par la publication Facebook d’un ami, qui annonçait que le que centre recherchait de l’aide. C’était en février, lors des  nombreux épisodes de tempêtes de 2014. Beaucoup d’oiseaux marins étaient en soins, en hypothermie, mazoutés… Ma première venue au centre était très intense.

  • Qu’est-ce qui vous a motivé à vous investir ?

Céline : J’ai, depuis toute petite, une sensibilité pour la vie animale, je m’intéresse beaucoup à tout ce qui touche à la biodiversité, l’environnement, et j’avais vraiment envie de m’investir dans une démarche active pour aider cette biodiversité qui est si malmenée.

Estelle : J’ai l’impression d’avoir toujours été intéressée par les thèmes environnementaux. Aussi en tant qu’écolo, il était naturel d’apporter ma contribution à la défense et la protection des animaux.  C’est l’occasion qui a fait le larron !

  • Pourriez-vous dire un mot sur vous-même et vos activités en dehors de l’association ?

Estelle : Je suis formatrice indépendante en anglais, auprès d’un public varié. Je pense qu’il n’y a pas un seul de mes étudiants en 12 ans qui a échappé à ma propagande pour Volée de piafs.

Céline : Je travaille dans un domaine en lien avec l’environnement, l’agriculture. Mais je fais également partie d’une autre association, celle-ci en lien avec l’humanitaire, SOS Méditerranée, ayant une action de sauvetage en mer. Je fais partie de l’antenne de Rennes, où notre action, elle, se passe à terre, et est de faire de la sensibilisation sur ce qui ce passe en Méditerranée, notamment auprès des scolaires. Et plus globalement, j’adore découvrir plein de choses liées à la nature, la permaculture… au travers de sorties, conférences, chantiers participatifs, dès que mon emploi du temps me le permet.

  • Quel est votre rôle vis-à-vis des bénévoles et comment partagez-vous les activités entre vous deux ?

Estelle : Nous prenons en compte les demandes de bénévolat qui nous sont envoyées par mail puis nous renseignons les gens du mieux que nous le pouvons. Parfois en direct, si nous avons la chance de pouvoir les rencontrer lors de leur première venue, mais le plus souvent par mail ou par téléphone, en tout cas pour ceux qui ne trouvent pas réponse dans la FAQ que nous avons rédigée à destination des futurs bénévoles.  Nous pouvons aussi dire que nous servons de relais entre le bénévole et l’équipe de soins, auprès de qui nous pouvons faire remonter les informations communiquées par les bénévoles venus au centre. Nous savons que cela n’est pas facile de débarquer dans une telle structure avec une activité aussi intense, il faut l’accepter quand on est bénévole à VDP et revenir pour s’y sentir de plus en plus à l’aise et indépendant ! Très bientôt, nous allons envoyer aux bénévoles une enquête de satisfaction anonyme, on espère bien avoir un maximum de retours pour améliorer encore ce volet.

Céline me seconde dans la tâche de responsable bénévoles depuis un an, et le fait très bien grâce à sa présence régulière au centre. Nous nous partageons les tâches, et répondons aux nouvelles demandes et à l’inscription des bénévoles une semaine sur deux.

 

  • Quelles sont les activités/tâches confiées aux bénévoles généralement ?

Céline : La plupart des activités confiées aux bénévoles sont liées au nettoyage du matériels (cages, aquilux, gamelles…). C’est une tâche vraiment très importante pour assurer un accueil optimum de l’ensemble des animaux en soin et en réhabilitation.
Il y a également, avec l’accompagnement d’un.e bénévole confirmé.e, salarié.e ou un.e volontaire en Service Civique, le nourrissage et l’entretien des volières, cabanons. Certaines bénévoles aident à l’entretien du site, participent à des chantiers comme la fabrication de volières.
Des tâches administratives sont également attribuées (enregistrement de données d’accueil d’animaux…).
Et nous avons la participation de bénévoles sur des stands, événements et autres actions ponctuelles.

Il faut juste savoir que toute personne majeure et volontaire peut devenir bénévole à Volée de piafs, il y en a pour tous les goûts !
Plus d’infos ici

  • Comment décririez-vous le groupe de bénévoles investis au centre aujourd’hui ?

Estelle : Il existe un bon groupe de bénévoles réguliers au centre, sur lesquels les nouveaux bénévoles peuvent s’appuyer. Je pense naturellement à Marion qui est un de nos piliers depuis de nombreuses années mais il y en a beaucoup d’autres, la Ga(r)zette va leur consacrer une rubrique dédiée !

 

  • Que conseillez-vous à un.e nouveau/nouvelle bénévole qui rejoint le centre ?

Estelle : « Just go with the flow », pour en apprendre un peu à chaque passage et trouver son rythme de croisière. Celui qui sait être patient en retirera satisfaction et trouvera un sens à son dévouement. Mais il faut aussi qu’il se sente bien et qu’il nous fasse part de ce qui peut le déranger. Et surtout ne pas hésiter à nous faire part de leurs observations et des idées qui peuvent améliorer les choses !

Céline : Ce qui est important aussi c’est de nous faire part des compétences détenues dans des domaines qu’ils peuvent estimer être utiles au centre.

 

  • Quel est l’événement ou l’expérience dans la vie de l’association qui vous a le plus marqué ?

Céline : Mon premier jour, mais aussi en 2017, lorsque le centre à dû fermer pendant deux semaines. Il risquait de fermer définitivement, heureusement cç n’a pas été le cas. Il y a eu une manifestation un samedi matin sur Lorient, mais avant de m’y rendre, je suis passée par le centre pour déposer une chouette effraie des clochers blessée à l’aile. Malheureusement, la gravité de la fracture n’a pas permis de la sauver. Se dire que se serait peut être le dernier animal qu’il serait possible d’accueillir, c’était dur. Finalement, le centre a pu réouvrir, et bien heureusement, car la faune en a vraiment plus que besoin.

Estelle : Personnellement, c’est la fois où j’ai vu tout ces cadavres de macareux et de guillemots de Troïl qui étaient rangés en lignes sur un drap blanc que nous avions étendu à terre. Suite à des tempêtes et dégazages intempestifs qui vont malheureusement de paire, des centaines d’oiseaux dont ces alcidés avaient échoué sur nos côtes et arrivaient en masse au centre, mais on ne pouvait plus rien pour eux, un grand sentiment de tristesse et d’injustice s’abat alors sur vous. Et puis bien sûr, comme Céline,  l’autre événement marquant a été l’annonce de la fermeture du centre début 2017. Je peux vous dire que là, on s’est tous retroussé les manches et on a gagné ! Heureusement que l’on bénéficie d’un soutien énorme de la population bretonne et d’ailleurs.

 

  • Quels sont vos projets/ initiatives pour cette nouvelle année ?

Estelle : En février, je ne me représenterai pas pour siéger au Conseil d’administration de l’association, je ne dispose plus de temps suffisant pour m’y dédier en conséquence, ce qui ne veut pas dire que je n’aiderai plus d’une façon ou d’une autre !

Céline : Pouvoir mieux identifier les besoins des bénévoles, et travailler sur les suggestions qu’ils peuvent faire. Réussir à mobiliser encore plus de personnes, et avoir la possibilité d’améliorer la gestion des plannings en lien avec l’équipe soignante. Il n’est pas toujours évident d’évaluer les besoins quotidiens qui fluctuent assez rapidement en fonction du nombre d’animaux en soin, et de l’effectif de l’équipe présente.

 

  • Idéalement que souhaiteriez-vous voir se réaliser pour Volée de Piafs en 2020 ?

Céline : Que l’on puisse finir l’ensemble des projets de volières, cabanons qui sont prévus. C’est en bonne voie donc 2020 s’annonce bien. Nous avions dans l’idée de revoir la conception de l’accueil (salle de pause, cuisine…). Le projet idéal demande un financement assez important, mais il y a des aménagements qui seraient possibles, il faut que l’on y travaille, et se serait vraiment un plus pour l’ensemble des équipes. Que la partie sensibilisation, communication auprès du grand public continue et se développe, car plus nous sensibiliseront sur le sujet de la biodiversité et les Bons Gestes à faire, moins nous rencontrerons de situations critiques pour la faune que nous accueillons.

Estelle : Plus de moyens financiers pour embaucher et faire évoluer le centre pour qu’il pare aux éventuelles catastrophes à venir. Nous avons une nature incroyable en Bretagne et nous y tenons tous, alors il faut la respecter, et lui donner autant qu’elle nous donne. L’animal sauvage doit y avoir toute sa place. Beau projet collectif, non ?   

Les responsables bénévoles
Céline & Estelle
Introduction de Charly, nouveau salarié au centre

Je m’appelle Charly et je viens de Locoal-Mendon, donc pas très loin. J’ai travaillé dans le paysage et ensuite j’ai suivi une reconversion dans l’électricité pour continuer mon parcours dans la construction des bâtiments immeubles sans grand enthousiasme.

J’ai repéré l’annonce de Volée de Piafs mi-Décembre dernier et je me suis dit pourquoi pas, je tente !

J’ai concrètement commencé le 6 janvier, et mon rôle consiste à être l’homme à tout faire en termes de maintien et création des installations à l’intérieur et à l’extérieur. Ma priorité est de préparer le matériel pour l’exposition au Salon Natur’Armor à Lamballe qui a lieu à la fin du mois de janvier. Nous allons présenter nos caisses de nourrissage pour hérisson et nos protections tue-mouches pour oiseaux et chauves-souris.

Mes premières impressions ? Très bonnes, je me sens bien dans le domaine associatif, qui correspond beaucoup mieux à mes principes, c’est motivant.

Les nouveaux chantiers pour l’année 2020 ? On a déjà trois projets importants planifiés (et surement d’autres suivront) :

  • Poursuite des nouvelles volières à passereaux. A noter est que nous allons être aidés par les élèves du lycée Anne de Bretagne de Locminé, ce qui est une bonne nouvelle !
  • Un deuxième cabanon à hérissons, pour lequel l’aide de bénévoles intéressés, et avec un peu d’expérience, est la bienvenue aussi !
  • La volière des colombidés (la toute première volière de Volée de Piafs) dont le sol est complètement à refaire afin de le rendre étanche aux rats

Donc en avant, pas le temps de s’ennuyer !

(15/01/2020)

Bénévole Nicoline et l'âne Carambar
Caramel & Nicoline
Introduction de Nicoline, rédactrice en chef de la Ga(r)zette des bénévoles

J’ai rencontré des représentants de l’association pour la première fois en septembre dernier au Super U à Plouharnel. J’ai reconnu Nicole Fontana, car nous avons le même vétérinaire. Elle m’a présenté le centre et j’ai pris une brochure (et donné du pain d’épices pour les écureuils). Comme l’été dernier, je suis rentrée avec mon mari après 12 ans d’expatriation en Italie (Parme) où j’ai travaillé comme DRH de l’Agence européenne en charge de la sécurité alimentaire (humaine et animaux), je cherchais une activité associative intéressante pour investir un peu de mon temps. Après que mon GPS a perdu tous ses repères, j’ai réussi à trouver le centre un beau matin en septembre. Le soigneur en charge m’a mis en binôme avec une bénévole expérimentée qui m’a tout de suite mise au travail en me donnant des explications claires tout le long de la matinée des soins et en attirant mon attention sur toutes les consignes affichées un peu partout, ça donnait à peu près ça :

Les règles de vie au centre de soins

Mais j’étais super contente de pouvoir immédiatement participer aux soins dehors et j’étais impressionnée par les différents oiseaux, les magnifiques chouettes nocturnes… Et finalement après 4/5 matinées, à raison d’une fois par semaine, je commençais déjà à assimiler une partie des détails. Ma conclusion : c’est important de venir régulièrement au centre !

Par ailleurs j’apprécie les rencontres avec les autres bénévoles, de discuter et d’échanger en faisant les soins ensembles.  Donc en plus de mes contributions au bureau, je souhaite certainement continuer les soins pour devenir autonome sur ces tâches. Et en bonus, étant cavalière depuis très longtemps, cela me donnerait l’occasion d’apporter une carotte aux ânes Carambar et Fifille, je les adore !

Mes vœux pour 2020 ? Bon vent à Volée de Piafs ! (mais pas trop fort non plus)