Plus de 200 personnes donnent de leur temps chaque année pour aider Volée de Piafs. Nous leur donnons la parole sur cette page. Voici le témoignage des bénévoles, des salariés et des volontaires en service civique œuvrant pour le centre de soins et son association.

Bénévoles en soins

Julian bénévole régulière, avec le coq du centre de soins

Julia, apprentie capacitaire

  • Comment et quand as-tu fait connaissance avec l’association ?
C'était en 2008 quand je faisais ma formation BTS «  Gestion Protection de la Nature (GPN) au lycée Kerplouz à Auray. Un ami effectuait y effectuait un stage et je suis venue donner un coup de main pour restaurer l’infirmerie.  

  • Qu’est ce qui t’a motivé à t'investir ?
Actuellement je suis au centre pour un mois à temps complet par le biais de Pôle Emploi. En fait, suite à ma formation GPN, mon objectif est de devenir capacitaire soins animaux à terme, mais d’ici là je dois apprendre énormément de choses !  

  • Quelles-sont les activités que tu prends en charge comme bénévole ?
Je fais le nourrissage, nettoyage et j’apporte certains soins. Et surtout j’observe beaucoup pour apprendre les bons gestes.

William, bénévole régulier

Témoignage de William
  • Comment as-tu fait connaissance avec l’association ?

J’étais pompier professionnel et j’amenais régulièrement des oiseaux en détresse au centre de soins.

  • Qu’est-ce qui t’a motivé à t’investir ?

J’ai décidé, quand j’ai pris ma retraite fin 2017, d’offrir une journée par semaine à l’association. Je le fais depuis mars 2018.

  • Est-ce que tu peux dire un mot sur toi-même et tes activités en dehors de l’association ?

Je vais avoir 60 ans, je suis assez sportif et je suis également membre d’une autre association qui s’appelle MESMAT (Musée de l’Escadrille des Souss-Marins de l’Atlantique). Avant d’être pompier professionnel, j’ai été 16 ans dans l’Armée, dont une grande partie dans les sous-marins. Avec d’autres anciens sous-mariniers, nous restaurons et entretenons le sous-marin « Flore » qui est ouvert au public pour des visites sur la base sous-marine de Lorient.

Durant ma carrière chez les pompiers j’ai collaboré avec le zoo de Pont Scorff, car je fesais parti des équipes d’intervention « risques animaliers » où j’avais l’habilitation d’utiliser le fusil hypodermique.

  • Quelles-sont les activités que tu prends en charge comme bénévole ?

A peu près tout : entretien des installations, nettoyage, nourrissage. Tout sauf le bureau (j’évite).

  • Quel-est l’événement ou l’expérience dans la vie de l’association qui t’a le plus marqué ?

J’en ai tellement vu pendant mes activités de pompier… Un vache dans une piscine, des chats coincés dans les arbres, des cheveaux tombés dans un étang, et se sont que quelques exemples…  Au centre, rien m’a spécialement marqué.

Isabelle, administratrice au CA

  • Comment-as tu fait connaissance avec l’association ?
L’année passée, via une amie qui a amené des animaux au centre. Je suis devenue adhérente et j’ai commencé comme bénévole début février 2020. 
  • Qu’est ce qui t’a motivé à t’investir ?
Depuis toujours je suis passionnée par la nature, les animaux et l’environnement. J’en ai fait mon métier, je suis ingénieur environnement sécurité. J’accompagne et conseille des entreprises, afin d’intégrer la protection et la préservation de l’environnement dans toutes ses dimensions, ainsi que la sécurité des personnes, dans leur fonctionnement quotidien.  Hors activité professionnelle, je participe au sein d’ONG, d’associations environnementales et de protection des animaux, à des missions de sensibilisation et des actions de terrain (informations, nettoyages de plages, zéro déchet, etc…). L’idée de partager et faire bénéficier mes compétences et expériences au profit d’une association comme VDP était logique pour moi. Je souhaitais également m’investir plus concrètement pour la faune sauvage, sur le terrain et au contact des animaux.
  • Quelles-sont les activités que tu prends en charge comme bénévole ?
Au début, j’ai démarré par les activités de nettoyage et de nourrissage dans les volières. J’ai été en binôme avec un bénévole régulier qui a pris le temps de me montrer les bons gestes. Et puis petit à petit, avec l’accompagnement bienveillant des soigneurs et des services civiques, le nourrissage des petits passereaux, toutes les tâches dans les cabanons de soins (nettoyage, montage / démontage, pesage, etc…). C’est très varié et passionnant. En parallèle, en lisant l’annonce sur les réseaux sociaux, j’ai fait acte de candidature pour devenir membre du Conseil d’Administration. Lors de l’Assemblée Générale du 22 février dernier, non seulement j’ai été élue administratrice avec 10 autres membres administrateurs, mais en plus j’ai accepté le rôle de secrétaire du CA, le jour de ma fête !
Isabelle, bénévole

04/06/2020

Stéphanie, bénévole régulière

Stéphanie dans une ferme pédagogique, auprès d'un lapin.
  • Comment as-tu fait connaissance avec l’association ? 

C’était en 2016 lorsque des articles de journaux ont relayé les difficultés financières du centre.

En 2018, j’ai trouvé un jeune hérisson errant dans mon jardin en plein jour début juillet. J’ai cherché des infos sur internet et j’ai appelé mon vétérinaire qui m’a tout de suite dirigée vers le centre. C’est en apportant ce petit hérisson que j’ai vu l’affiche faisant appel aux bénévoles. Je me suis lancée au mois d’août 2018 et depuis je n’ai pas arrêté.

  • Qu’est-ce qui t’a motivé à t’investir ?

Ma conscience de la situation actuelle qui est malheureusement catastrophique pour la faune sauvage. J’étais contente de trouver une action concrète qui ne demande pas de connaissances spécifiques au départ et qui est différente d’un don d’argent même si ceux-ci sont nécessaires. Dans ma situation, je peux donner bien plus de temps que d’argent alors ça tombe bien. 

  • Toi et tes activités en dehors de l’association

Ma situation est un peu particulière, je suis en invalidité suite à un épuisement professionnel et une dépression sévère. J’en ai gardé des séquelles physiques et psychologiques. Ma capacité de travail est à peine de 6/7 heures par semaine mais en donnant ce temps-là au centre, je me sens utile et c’est essentiel pour garder le moral. Je viens donc une seule demi-journée par semaine. 

En dehors de Volée de Piafs, je suis bénévole dans d’autres associations : Bretagne Vivante Ornithologie pour qui je participe à des comptages d’oiseaux de façon plutôt mensuelle. Secrets d’Animaux, une association de médiation animale au Bono, j’aide à l’aménagement de leur terrain et j’interviens pour des initiations aux chants d’oiseaux. Là aussi c’est très ponctuel, et plutôt saisonnier.

Stéphanie, la suite...
  • Quelles sont les activités que tu prends en charge comme bénévole à Volée de Piafs ?
Au début je faisais de la découpe de poisson pour les goélands et du nettoyage des volières du haut. Je m’occupais aussi de changer les hérissons dans leur cabanon. Je faisais aussi beaucoup de vaisselle, de nettoyage, de rangement du matériel sec. Petit à petit, j’ai appris à faire seule la tournée de nourrissage des volières du haut, puis du bas. Tout ça c’était parce que je venais le matin, quand je suis passée sur l’après-midi, j’ai appris à m’occuper des animaux de la petite animalerie, le nettoyage des caisses et cages, le changement des gamelles… Puis est arrivé l’été 2019 avec ces chaleurs qui ont apporté des dizaines de petits martinets au centre. J’ai appris à les nourrir et ainsi j’ai pu relayer l’équipe permanente. Pour cette activité calme et moins physique j’ai même été capable de venir deux fois par semaine.
Depuis, je suis assez polyvalente, je continue le nettoyage, la vaisselle, le rangement, la décongélation, mais je peux aussi aider au gavage des pigeonneaux, et quand tout cela est à jour, je peux assister aux examens d’entrée.


  • Quelle est l’événement ou l’expérience dans la vie de l’association qui t’a le plus marqué ?
Je garde un souvenir très fort des relâchés auxquels j’ai pu assister. Le plus marquant étant celui d’une dizaine de martinets en septembre 2018. Après les avoir nourris tout l’été, c’était magnifique de les voir partir par un bel après-midi d’automne. J’espère qu’ils ont réussi à partir pour l’Afrique et passé l’hiver là-bas.


  • Comment décris-tu l’atmosphère du centre en général ?
C’est très variable en fonction de la charge de travail, mais, depuis un an, c’est souvent détendu et c’est agréable de côtoyer des personnes qui ont le souci du soin de la faune sauvage, quel que soit l’animal et sa réputation. Il a le droit aux meilleures chances de retour à la liberté.


  • Connais-tu d’autres bénévoles ?
Pas tellement. Je sais qu’il y en a d’autres aussi réguliers que moi, mais ils sont présents un autre jour alors je ne les vois que rarement, notamment si je change de jour une semaine. Marion, par exemple, je l’ai connue en venant le matin mais j’ai réellement fait sa connaissance en écoutant une émission de radio diffusée sur France culture !


  • Que conseilles-tu à un.e nouveau/nouvelle bénévole qui rejoint le centre ?
De la patience et de la tolérance. Il faut du temps pour apprendre les bonnes pratiques et le personnel permanent fait son possible pour être disponible, mais ils ont aussi des soins à gérer qu’ils ne peuvent pas déléguer. Les heures de ménage et de nettoyage sont très importantes même si ce n’est pas le plus attirant. Quand je changeais l’eau des piscines pour les goélands, c’était fastidieux mais quel bonheur de les voir impatients autour de moi et enfin se jeter dans l’eau propre dès que je quittais la volière. Prendre soin des pensionnaires c’est aussi leur permettre d’avoir un lieu de convalescence propre.


  • Que proposes-tu pour améliorer la vie au quotidien de l’association, en particulier ce qui concerne le rôle des bénévoles ?
Il y a eu déjà des améliorations importantes depuis que j’ai commencé. Des indications écrites, des étiquetages, des aménagements… Pour le moment je ne vois pas trop. Quand j’arrive, je consulte le tableau des tâches du jour et je me positionne en priorité sur ce que je sais faire. Peut-être que ce serait un plus de savoir vers qui se tourner quand on prend connaissance d’une tâche que l’on n’a jamais faite, cela éviterait de demander au hasard et de se sentir de fait un peu perdu.

20/03/2020

Pascal, bénévole longue durée

  • Comment as-tu fait connaissance avec l’association ? 

C’était il y a 2 ans, car un ami, Simon, qui est désormais membre du conseil d’administration m’en a parlé.

  • Qu’est-ce qui t’a motivé à t’investir ?

Je me suis toujours intéressé aux animaux et donner mon temps en tant que bénévole est un moyen de les protéger.

  • Toi et tes activités en dehors de l’association

D’abord je suis végétarien depuis 25 ans et vegan depuis 20 ans. Je suis très actif sur le sujet de l’environnement, et je parle beaucoup autour de moi pour informer ceux et celles qui sont ouverts à ça.  Je participe aussi à certaines manifestations liées à l’environnement.

  • Quelles sont les activités que tu prends en charges en tant que bénévole ?

Je me suis « spécialisé » dans le lavage du matériel. Le karcher est devenu mon outil préféré !

  • A quelle fréquence viens-tu au centre ? 

Depuis 2 ans, je viens 4 demi-journée par semaine et plus récemment je suis au centre de soins depuis le 22 février, tous les jours. A l’annonce du confinement obligatoire, j’ai décidé de rester sur place pour aider l’équipe jusqu’à la fin de la crise.

  • Quelle est l’expérience qui t’a le plus marqué au centre de soins ? 

C’est celle des hérissons. Pendant quelques semaines je m’en occupais plusieurs fois par jours et je me sentais quasiment confiné avec eux !

Bénévole qui nettoie un aquilux dehors

27/03/2020

Pascal, la suite...
  • Comment décris-tu l’atmosphère du centre en général ?
Plutôt sympa même s’il y a pas des feux de camp tous les soirs! J’ai aussi beaucoup apprécié les étés au camping à côté avec les autres bénévoles. J’ai bien observé que les bénévoles ne viennent pas au centre pour un passe temps, mais sont réellement engagés à améliorer les choses liées à l’environnement en général.


  • Connais-tu d’autres bénévoles ?
Maintenant oui, mais c’est parce que j’ai passé plusieurs semaines tous les jours au centre.


  • Que conseilles-tu à un.e nouveau/nouvelle bénévole qui rejoint le centre ?
De venir régulièrement, car au début il y a énormément de choses à retenir en particulier dans le nourrissage et nettoyages des volières. Ce qui peut être aussi un peu déroutant au début quand on est mis en binôme avec un bénévole expérimenté, c’est qu’on découvre que chacun à une pratique différente !
Un autre conseil est d’assister à l’assemblée générale. J’y suis allé le 22 février et j’ai appris plein de choses et je suis reparti avec une vue d’ensemble que je n’avais pas avant.


  • Que proposes-tu pour améliorer la vie au quotidien de l’association, en particulier ce qui concerne le rôle des bénévoles ?
Mon métier est lié à la logistique et je suis donc un peu maniaque sur le sujet de l’organisation du rangement. Je pense qu’on peut optimiser le rangement car beaucoup de matériel est installé par terre ou en hauteur, et ce n’est pas toujours pratique et peut faire perdre du temps précieux aux bénévoles. Comme c’est mon métier (magasinier) je vais prendre du temps pendant le confinement pour réfléchir à optimiser les choses !

Bénévoles administratifs

Estelle et Céline, responsables bénévoles

  • Comment et quand avez-vous pris connaissance de l’association ?

Estelle : J’ai rencontré Didier il y a plus de 15 ans. Il cherchait des personnes pour le suivre dans la création d’un centre de soins indépendant. Il faut croire qu’il a été persuasif puisque 12 ans plus tard, je le soutiens toujours !

Céline : J’ai connu l’association par la publication Facebook d’un ami, qui annonçait que le que centre recherchait de l’aide. C’était en février, lors des  nombreux épisodes de tempêtes de 2014. Beaucoup d’oiseaux marins étaient en soins, en hypothermie, mazoutés… Ma première venue au centre était très intense.

  • Qu’est-ce qui vous a motivé à vous investir ?

Céline : J’ai, depuis toute petite, une sensibilité pour la vie animale, je m’intéresse beaucoup à tout ce qui touche à la biodiversité, l’environnement, et j’avais vraiment envie de m’investir dans une démarche active pour aider cette biodiversité qui est si malmenée.

Estelle : J’ai l’impression d’avoir toujours été intéressée par les thèmes environnementaux. Aussi en tant qu’écolo, il était naturel d’apporter ma contribution à la défense et la protection des animaux.  C’est l’occasion qui a fait le larron !

  • Pourriez-vous dire un mot sur vous-même et vos activités en dehors de l’association ?

Estelle : Je suis formatrice indépendante en anglais, auprès d’un public varié. Je pense qu’il n’y a pas un seul de mes étudiants en 12 ans qui a échappé à ma propagande pour Volée de piafs.

Céline : Je travaille dans un domaine en lien avec l’environnement, l’agriculture. Mais je fais également partie d’une autre association, celle-ci en lien avec l’humanitaire, SOS Méditerranée, ayant une action de sauvetage en mer. Je fais partie de l’antenne de Rennes, où notre action, elle, se passe à terre, et est de faire de la sensibilisation sur ce qui ce passe en Méditerranée, notamment auprès des scolaires. Et plus globalement, j’adore découvrir plein de choses liées à la nature, la permaculture… au travers de sorties, conférences, chantiers participatifs, dès que mon emploi du temps me le permet.

  • Quel est votre rôle vis-à-vis des bénévoles et comment partagez-vous les activités entre vous deux ?

Estelle : Nous prenons en compte les demandes de bénévolat qui nous sont envoyées par mail puis nous renseignons les gens du mieux que nous le pouvons. Parfois en direct, si nous avons la chance de pouvoir les rencontrer lors de leur première venue, mais le plus souvent par mail ou par téléphone, en tout cas pour ceux qui ne trouvent pas réponse dans la FAQ que nous avons rédigée à destination des futurs bénévoles.  Nous pouvons aussi dire que nous servons de relais entre le bénévole et l’équipe de soins, auprès de qui nous pouvons faire remonter les informations communiquées par les bénévoles venus au centre. Nous savons que cela n’est pas facile de débarquer dans une telle structure avec une activité aussi intense, il faut l’accepter quand on est bénévole à VDP et revenir pour s’y sentir de plus en plus à l’aise et indépendant ! Très bientôt, nous allons envoyer aux bénévoles une enquête de satisfaction anonyme, on espère bien avoir un maximum de retours pour améliorer encore ce volet.

Céline me seconde dans la tâche de responsable bénévoles depuis un an, et le fait très bien grâce à sa présence régulière au centre. Nous nous partageons les tâches, et répondons aux nouvelles demandes et à l’inscription des bénévoles une semaine sur deux.

  • Quelles sont les activités/tâches confiées aux bénévoles généralement ?

Céline : La plupart des activités confiées aux bénévoles sont liées au nettoyage du matériels (cages, aquilux, gamelles…). C’est une tâche vraiment très importante pour assurer un accueil optimum de l’ensemble des animaux en soin et en réhabilitation.
Il y a également, avec l’accompagnement d’un.e bénévole confirmé.e, salarié.e ou un.e volontaire en Service Civique, le nourrissage et l’entretien des volières, cabanons. Certaines bénévoles aident à l’entretien du site, participent à des chantiers comme la fabrication de volières.
Des tâches administratives sont également attribuées (enregistrement de données d’accueil d’animaux…).
Et nous avons la participation de bénévoles sur des stands, événements et autres actions ponctuelles.

Il faut juste savoir que toute personne majeure et volontaire peut devenir bénévole à Volée de piafs, il y en a pour tous les goûts ! 
Plus d’infos ici

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  • Comment décririez-vous le groupe de bénévoles investis au centre aujourd’hui ?
Estelle : Il existe un bon groupe de bénévoles réguliers au centre, sur lesquels les nouveaux bénévoles peuvent s’appuyer. Je pense naturellement à Marion qui est un de nos piliers depuis de nombreuses années mais il y en a beaucoup d’autres, la Ga(r)zette va leur consacrer une rubrique dédiée !


  • Que conseillez-vous à un.e nouveau/nouvelle bénévole qui rejoint le centre ?
Estelle : « Just go with the flow », pour en apprendre un peu à chaque passage et trouver son rythme de croisière. Celui qui sait être patient en retirera satisfaction et trouvera un sens à son dévouement. Mais il faut aussi qu’il se sente bien et qu’il nous fasse part de ce qui peut le déranger. Et surtout ne pas hésiter à nous faire part de leurs observations et des idées qui peuvent améliorer les choses !
Céline : Ce qui est important aussi c’est de nous faire part des compétences détenues dans des domaines qu’ils peuvent estimer être utiles au centre.


  • Quel est l’événement ou l’expérience dans la vie de l’association qui vous a le plus marqué ?
Céline : Mon premier jour, mais aussi en 2017, lorsque le centre à dû fermer pendant deux semaines. Il risquait de fermer définitivement, heureusement cç n’a pas été le cas. Il y a eu une manifestation un samedi matin sur Lorient, mais avant de m’y rendre, je suis passée par le centre pour déposer une chouette effraie des clochers blessée à l’aile. Malheureusement, la gravité de la fracture n’a pas permis de la sauver. Se dire que se serait peut être le dernier animal qu’il serait possible d’accueillir, c’était dur. Finalement, le centre a pu réouvrir, et bien heureusement, car la faune en a vraiment plus que besoin.
Estelle : Personnellement, c’est la fois où j’ai vu tout ces cadavres de macareux et de guillemots de Troïl qui étaient rangés en lignes sur un drap blanc que nous avions étendu à terre. Suite à des tempêtes et dégazages intempestifs qui vont malheureusement de paire, des centaines d’oiseaux dont ces alcidés avaient échoué sur nos côtes et arrivaient en masse au centre, mais on ne pouvait plus rien pour eux, un grand sentiment de tristesse et d’injustice s’abat alors sur vous. Et puis bien sûr, comme Céline, l’autre événement marquant a été l’annonce de la fermeture du centre début 2017. Je peux vous dire que là, on s’est tous retroussé les manches et on a gagné ! Heureusement que l’on bénéficie d’un soutien énorme de la population bretonne et d’ailleurs.


  • Quels sont vos projets/ initiatives pour cette nouvelle année ?
Estelle : En février, je ne me représenterai pas pour siéger au Conseil d’administration de l’association, je ne dispose plus de temps suffisant pour m’y dédier en conséquence, ce qui ne veut pas dire que je n’aiderai plus d’une façon ou d’une autre !
Céline : Pouvoir mieux identifier les besoins des bénévoles, et travailler sur les suggestions qu’ils peuvent faire. Réussir à mobiliser encore plus de personnes, et avoir la possibilité d’améliorer la gestion des plannings en lien avec l’équipe soignante. Il n’est pas toujours évident d’évaluer les besoins quotidiens qui fluctuent assez rapidement en fonction du nombre d’animaux en soin, et de l’effectif de l’équipe présente.


  • Idéalement que souhaiteriez-vous voir se réaliser pour Volée de Piafs en 2020 ?
Céline : Que l’on puisse finir l’ensemble des projets de volières, cabanons qui sont prévus. C’est en bonne voie donc 2020 s’annonce bien. Nous avions dans l’idée de revoir la conception de l’accueil (salle de pause, cuisine…). Le projet idéal demande un financement assez important, mais il y a des aménagements qui seraient possibles, il faut que l’on y travaille, et se serait vraiment un plus pour l’ensemble des équipes. Que la partie sensibilisation, communication auprès du grand public continue et se développe, car plus nous sensibiliseront sur le sujet de la biodiversité et les Bons Gestes à faire, moins nous rencontrerons de situations critiques pour la faune que nous accueillons.
Estelle : Plus de moyens financiers pour embaucher et faire évoluer le centre pour qu’il pare aux éventuelles catastrophes à venir. Nous avons une nature incroyable en Bretagne et nous y tenons tous, alors il faut la respecter, et lui donner autant qu’elle nous donne. L’animal sauvage doit y avoir toute sa place. Beau projet collectif, non ?

Les responsables bénévoles
Céline & Estelle

Autres personnes engagées

Charly, responsable des infrastructures

Je m’appelle Charly et je viens de Locoal-Mendon, donc pas très loin. J’ai travaillé dans le paysage et ensuite j’ai suivi une reconversion dans l’électricité pour continuer mon parcours dans la construction des bâtiments immeubles sans grand enthousiasme.

J’ai repéré l’annonce de Volée de Piafs mi-décembre dernier et je me suis dit pourquoi pas, je tente !

J’ai concrètement commencé le 6 janvier, et mon rôle consiste à être l’homme à tout faire en termes de maintien et création des installations à l’intérieur et à l’extérieur. Ma priorité est de préparer le matériel pour l’exposition au Salon Natur’Armor à Lamballe qui a lieu à la fin du mois de janvier. Nous allons présenter nos caisses de nourrissage pour hérisson et nos protections tue-mouches pour oiseaux et chauves-souris.

Mes premières impressions ? Très bonnes, je me sens bien dans le domaine associatif, qui correspond beaucoup mieux à mes principes, c’est motivant.

Les nouveaux chantiers pour l’année 2020 ? On a déjà trois projets importants planifiés (et surement d’autres suivront) :

  • Poursuite des nouvelles volières à passereaux. A noter est que nous allons être aidés par les élèves du lycée Anne de Bretagne de Locminé, ce qui est une bonne nouvelle !
  • Un deuxième cabanon à hérissons, pour lequel l’aide de bénévoles intéressés, et avec un peu d’expérience, est la bienvenue aussi !
  • La volière des colombidés (la toute première volière de Volée de Piafs) dont le sol est complètement à refaire afin de le rendre étanche aux rats

Donc en avant, pas le temps de s’ennuyer !

15/01/2020

Bénévole Nicoline et l'âne Carambar
Caramel & Nicoline

Nicoline, rédactrice en chef de la Ga(r)zette

J’ai rencontré des représentants de l’association pour la première fois en septembre dernier au Super U à Plouharnel. J’ai reconnu Nicole Fontana, car nous avons le même vétérinaire. Elle m’a présenté le centre et j’ai pris une brochure (et donné du pain d’épices pour les écureuils). Comme l’été dernier, je suis rentrée avec mon mari après 12 ans d’expatriation en Italie (Parme) où j’ai travaillé comme DRH de l’Agence européenne en charge de la sécurité alimentaire (humaine et animaux), je cherchais une activité associative intéressante pour investir un peu de mon temps. Après que mon GPS a perdu tous ses repères, j’ai réussi à trouver le centre un beau matin en septembre. Le soigneur en charge m’a mis en binôme avec une bénévole expérimentée qui m’a tout de suite mise au travail en me donnant des explications claires tout le long de la matinée des soins et en attirant mon attention sur toutes les consignes affichées un peu partout, ça donnait à peu près ça :

Les règles de vie au centre de soins

Mais j’étais super contente de pouvoir immédiatement participer aux soins dehors et j’étais impressionnée par les différents oiseaux, les magnifiques chouettes nocturnes… Et finalement après 4/5 matinées, à raison d’une fois par semaine, je commençais déjà à assimiler une partie des détails. Ma conclusion : c’est important de venir régulièrement au centre !

Par ailleurs j’apprécie les rencontres avec les autres bénévoles, de discuter et d’échanger en faisant les soins ensembles.  Donc en plus de mes contributions au bureau, je souhaite certainement continuer les soins pour devenir autonome sur ces tâches. Et en bonus, étant cavalière depuis très longtemps, cela me donnerait l’occasion d’apporter une carotte aux ânes Carambar et Fifille, je les adore !

Mes vœux pour 2020 ? Bon vent à Volée de Piafs ! (mais pas trop fort non plus)

06/02/2020

Face cachée du bureau

Shirley, Amélie et Julien : acteurs du bureau

Vous êtes-vous déjà demandé qui sont ces gens qui travaillent sur leur ordinateur dans la pièce du fond, pendant que vous aidez les soigneurs ? Les acteurs du bureau composent la deuxième partie de l'équipe qui fait vivre le centre de soins et surtout l'association.

Nous avons interrogé ceux qui œuvrent dans le bureau pour vous expliquer leur rôle.

  • Pourquoi avoir rejoint l’association ?

Amélie : Mes études se terminant, je souhaitais acquérir une expérience professionnalisante dans le domaine de la préservation de l’environnement et en région Bretagne. J’ai postulé à la mission de Service Civique Ambassadrice de la faune sauvage et de la biodiversité ouverte par Volée de Piafs, et je me suis lancée à fond dans cette aventure toute nouvelle, en pleine campagne et au contact de gens passionnés.

Shirley : J’ai toujours rêvé de travailler auprès des animaux et quand j’ai vu l’annonce du service civique, j’ai sauté sur l’occasion. J’étais perdue entre mes études et mes premiers jobs qui ne me plaisaient pas, donc je suis sortie de mon contexte pour revenir à mon choix de départ. Volée de Piafs est une structure idéale, car elle accueille des animaux sauvages, ce qui est un cadre assez “rare” et correspond à mes attentes de toujours.

Julien : Depuis toujours j’ai souhaité travailler dans la protection de l’environnement. Passionné par la faune et la flore, j’ai axé mes études puis mes premières expériences professionnelles dans cette voie. Me retrouver à Volée de piafs est donc une suite logique pour moi et c’est sans hésitation que j’ai saisi l’occasion de postuler pour l’offre d’emploi de chargé de développement.

 

  • Un mot sur votre parcours antérieur à Volée de Piafs

Shirley : J’ai débuté mes études par un Bac Service aux Personnes et aux Territoires et j’ai poursuivi avec un BTS dans le service et la prestation des secteurs sanitaire et social qui ne m’a pas satisfait du tout, car étant finalement trop administratif pour moi. C’est pour cela que je recherchais des études ou une expérience professionnelle qui me permettrai de me rapprocher de mon coup de cœur pour la défense des animaux et de l’environnement.

Julien : Après des études de biologie axée sur la biodiversité, j’ai travaillé quelques années à Mayotte comme chargé de mission environnement. Fort de cette expérience, je suis parti un an en Australie afin de découvrir la faune sauvage de ce merveilleux pays et également être bénévole dans un sanctuaire pour koalas. Puis ma route m’a conduit en Afrique où j’ai pu travailler dans une ONG de protection des chimpanzés sauvages d’Afrique de l’ouest. A mon retour en France, je ne me voyais pas travailler dans une structure autre qu’un établissement œuvrant pour la protection de la faune sauvage.

Amélie : Après des études en classe préparatoire littéraire et une licence de géographie, j’ai obtenu un master en gestion de l’environnement tout en effectuant des stages à la limite entre la gestion de l’environnement, la sociologie et l’écologie. Je me suis découvert une virulente envie d’œuvrer en faveur de la biodiversité. Mon parcours m’a délogée de la Seine-et-Marne pour me mener en Bretagne et j’avoue être totalement tombée sous le charme de cette région (où j’ai rencontré l’amour).

 

  • Quel est le rôle général des acteurs du bureau et quels sont les objectifs pour cette année ?

L’objectif principal est de mettre l’association sur le devant de la scène territoriale (régionale et nationale) afin de la faire connaître et de la faire grandir. Mais les missions des acteurs du bureau sont nombreuses : trouver des financements public et privés, établir des partenariats, sensibiliser tous les publics aux actions du centre de soins, mais aussi à la cause animale et à la préservation de la biodiversité, veiller au bon fonctionnement du centre, à la logistique, en collaboration avec l’équipe de soins et le Conseil d’Administration.

En 2020, l’action principale est la création et la mise en place de la campagne de sensibilisation “Le Bon geste” qui a cependant été mise à mal par l’épidémie de Covid-19.

 

  • Comment les activités sont-elle réparties entre vous ?

Julien : Je suis le chargé de développement de Volée de piafs. Mon rôle consiste à trouver des financements et créer des partenariats afin de permettre au centre d’avoir les ressources financièrements pour continuer ses activités. Mais également essayer de faire en sorte que les projets prévus puissent se concrétiser. Je participe aussi à la gestion administrative du centre et appuie, quand c’est nécessaire, les volontaires en service civique lors des interventions extérieures et des manifestations publiques.

Amélie : En tant que service civique Ambassadrice faune sauvage et biodiversité, je m’occupais des réseaux sociaux (publication, mise à jour et modération), je répondais aux demandes de nouvelles des découvreurs, je gérais la boîte mail principale, je préparais et réalisais les interventions extérieures dans des écoles et centres de loisirs, je participais aux manifestations publiques (conférences, festivals, et autres). Ma mission étant terminée, j’ai transmis le flambeau à Shirley et à Julien !

Shirley : Ma mission de service civique est en partie celle d’Amélie : je gère la communication sur les réseaux sociaux et les demandes de nouvelles. Je suis aussi en charge de répondre aux appels sur la ligne d’urgence et de l’accueil des animaux. Tout ceci me prend l’ensemble de mon temps, car, en cette période estivale, nous avons beaucoup d’appels et d’accueils à gérer. Mais c’est aussi ce qui fait le charme de cette mission, c’est que chaque journée est différente.

 

  • Quelles sont les priorités pour les semaines et mois à venir ?

Remettre progressivement en place les interventions que nous avions prévu auprès des scolaires et qui ont été reportées lors du confinement. Continuer d’assurer la communication auprès de nos adhérents et bénévoles afin de les rassurer sur la continuité du travail du centre. Et bien entendu, continuer à appuyer les soigneurs dans l’accueil des animaux.

12/06/2020