Portrait d’animal publié dans notre bulletin de saison de 2016.

On me confond souvent avec l’hirondelle et je suis comme elle synonyme du retour des beaux jours.

martinet noir

Une vie à parcourir les airs

Comme l’hirondelle de fenêtre, j’arrive au mois de mai et comme elle aussi, je suis un citadin. Comme elle encore, je fends le ciel et sillonne gobant des insectes. Mais la ressemblance s’arrête là.
Avec mes ailes en forme de faux, on me surnomme la faucille du ciel. Et je suis vraiment le roi des airs ! Pensez que je passe ma vie à voler, et jusqu’à 1000 m d’altitude, que je ne me pose que sur mon nid pour couver et élever mes jeunes, à tel point que mes pattes sont devenues si courtes qu’elles ne me permettent pas de marcher, juste de ramper en m’agrippant pour aller dans mon nid. Je dors, mange et m’accouple en volant. Je niche principalement dans des fissures de mur, sous les toits, dans des cavités de rochers et falaises.

Fin mai début juin nos couples déposent 2 à 3 œufs dans une sorte de coupelle faite de matériaux attrapés en vol et agglomérés à la va­-comme­-j’te­-pousse avec de la salive, car il faut bien avouer que la construction n’est pas notre fort, mais on n’est pas des hirondelles.

Au bout de 18 à 25 jours d’incubation, des crevettes roses voient le jour. Papa et maman se relaient pour les nourrir durant 45 jours en moyenne de mouches, coléoptères, moustiques…
Lorsque les jeunes sont en âge de partir et bien, … papa et maman s’en vont et débrouillez-vous ! Alors c’est le grand saut dans le vide et c’est parti pour une année de vol sans se poser. Courant août, tout le monde prend la route vers le grand sud tout en bas là-­bas, l’Afrique du Sud.


martinet noir en soin

Causes d’accueils au centre de soins

Chute au sol des adultes durant le vol : Si pour une raison ou une autre (choc, appel d’air d’un camion…) un martinet se retrouve au sol, ses courtes pattes et ses ailes trop longues ne lui permettent pas de reprendre son envol.
Il ne peut repartir qu’en se lançant dans le vide. Peu de gens connaissent ce détail et nombreux sont les découvreurs qui nous amènent l’animal le croyant blessé.

Blessures classiques dues à un choc : Véhicule en général

Chute au sol des juvéniles encore trop jeunes pour voler : Le problème des martinets en reproduction est le même que celui de nombreuses autres espèces, soit la raréfaction des sites pour nidifier. Nos bâtiments étant de plus en plus hermétiques (caches­-moineaux…) et restaurés, les sites sont en nombre insuffisant et souvent trop petits, provoquant la chute des oisillons devenus trop grands dans l’espace restreint. Ceux qui souhaitent venir en aide à ces oiseaux peuvent installer d’ici l’année prochaine des nids artificiels en vente à la LPO ou à fabriquer soi­-même selon ces plans

Attention : si vous trouvez un martinet au sol, recueillez-­le, mais ne tentez pas de le lancer sans nous téléphoner d’abord pour que vous vous expliquions comment faire. 

Portrait d’animal : Le Martinet noir
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